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> J'aime L'art - Expositions Musées Artistes > Musée Fabre de Montpellier

Le Musée Fabre de Montpellier

Gustave COURBET 

" Bonjour monsieur Courbet ". (1854)

Au Musée Fabre de Montpellier 
(39, Bd Bonne Nouvelle)

Site Philagora, tous droits réservés
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"La rencontre" représente le pacte scellant l'amitié du Mécène Alfred Bruyas et de l'artiste Gustave Courbet
 

La rencontre
ou Bonjour monsieur Courbet - 1854
Huile sur toile réalisée par Courbet lors de son passage à Montpellier en 1854.

Bonjour monsieur Courbet ! 

Qui parle? Ce n'est pas le cocher stupéfait, ce n'est pas le mécène rêveur, ce n'est pas Courbet représenté.
Reste donc à croire que c'est le peintre qui, devant la toile réalisée, se salue, se reconnaît comme le sujet principal et unique du tableau. Et, il faut bien reconnaître que Courbet est partout dans cette allégorie.

Apprécions la mise en scène: un plateau, une scène, un chemin, la lumière sur le front du mécène comme si elle jaillissait de la contemplation de l'artiste. Une nature sèche qui n'enlève rien à la gloire de l'artiste mais la fait mieux apparaître. Une seule ombre portée, celle de Courbet comme pour le grandir un peu plus dans ce milieu où tout personnage est restreint, réduit à lui même:
Le cocher et le mécène dans l'ombre d'un arbre, la nature, la masse de la carriole par l'éloignement.
Ce que le tableau donne à voir n'est-ce pas Courbet et rien que lui? Le regard  que le peintre porte sur lui même, sur ce nomade qui peut emporter tout ce dont il a besoin parce qu' il suffit à tout le reste d'une création. Le Génie n'a-t-il pas sa supériorité et sa raison d'être en soi, tel un absolu qu'aucun obstacle matériel ne peut arrêter et fixer. Ce qui importe à Courbet, qui va recevoir sa subsistance d'un mécène, c'est que ça n'apparaisse pas dans le tableau. Ainsi le pied droit de l'artiste est déjà orienté vers le chemin comme si ce qui comptait le plus c'était sa promenade. Autre manière de se représenter comme désintéressé.

Nul doute que les deux personnages qui lui font face ne reflètent la manière propre au peintre de les apercevoir. Il y a le plus grand par la nature, mais pourtant le plus humble, le plus humilié, le valet stupéfait qu'il est par l'image du peintre. Il appartient à ce peuple, à ce prosaïsme dont Courbet était friand. Le mécène, plus petit, semble étrangement perdu dans un rêve: que peut-il attendre de Courbet sinon cette représentation qui le rendra immortel?

L'attitude du peintre sur la toile fait éclater la supériorité du génie et l'amateur croit saisir un sens et une morale: ce qui compte ce n'est pas d'avoir mais d'être. 

Joseph Llapasset

> Vers Portrait de Baudelaire de Gustave Courbet 1848

Cliché © Tous droits réservés, publiés avec l'aimable autorisation de monsieur Sylvain Amic conservateur art moderne et contemporain au Musée Fabre de Montpellier Agglomération.

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Réalisation Joëlle Llapasset ©

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